Beaucoup pensent que le principal défi des vérifications d'antécédents consiste à trouver l'information.
À mon avis, c'est justement la partie facile.
Le véritable défi commence juste après avoir trouvé l'information : sommes-nous certains qu'elle appartient bien à la personne que nous vérifions ?
Dans un monde où des millions de personnes partagent des noms similaires, utilisent des pseudonymes, possèdent plusieurs profils numériques et ne laissent parfois que des traces partielles, il est très facile de tomber dans le piège d'une « identification rapide ».
Je rencontre souvent des cas où des enquêteurs, des recruteurs ou des dirigeants voient un profil problématique en ligne, un vieil article ou une mention négative, et se précipitent pour tirer des conclusions.
Mais une vérification d'antécédents professionnelle n'est pas un exercice de collecte d'informations. C'est un exercice de vérification des identités.
Avant de tirer des conclusions, il faut vérifier : s'agit-il de la même personne ? La localisation géographique correspond-elle ? La chronologie concorde-t-elle ? Existe-t-il des identifiants supplémentaires qui relient les données ? Et existe-t-il des sources indépendantes qui confirment ce lien ?
Le plus grand danger n'est pas de passer à côté d'une information négative. Le plus grand danger est d'attribuer une information négative à la mauvaise personne.
Une telle erreur peut conduire à des décisions de recrutement erronées, à une atteinte à la réputation d'une personne innocente, et même à une exposition juridique.
C'est pourquoi l'un des principes les plus importants du travail de renseignement de sources ouvertes (OSINT) est le suivant : on vérifie d'abord. On conclut seulement ensuite.
C'est là toute la différence entre collecter de l'information et rechercher la vérité.